
Derrière la canne et le clavier
Je m’appelle Frédéric Pérès, mais tout le monde m’appelle Fred. Je pêche depuis à peu près aussi longtemps que je tiens debout, et j’écris sur la pêche à la mouche depuis que le Web avait encore le bruit d’un modem.
Ce blog raconte surtout la pêche à la mouche, mais ma vie de pêcheur n’a pas commencé avec une canne de 9 pieds, une soie de 5 et un CDC soigneusement graissé. Heureusement d’ailleurs : à quatre ou cinq ans, ça aurait été un peu ambitieux.
Avant la mouche, il y avait déjà les poissons
J’ai commencé à pêcher tout petit. Mon grand-père m’a mis le pied à l’étrier avec des pêches beaucoup plus classiques. Pas de grande théorie, pas de vocabulaire anglo-saxon, juste cette idée assez simple qu’il y avait quelque chose sous la surface et qu’il fallait comprendre comment le faire mordre.
Depuis, je pêche à peu près partout où je peux. Rivière, mer, cailloux, bateau, bord, surface… j’ai toujours eu du mal à passer devant de l’eau sans me demander ce qu’il y a dedans.
Le virus s’est transmis
Et puis il y a Théophile et Constant, mes deux fils. Je leur ai manifestement transmis le virus de la pêche — ce qui prouve soit qu’il est héréditaire, soit que j’ai été assez mauvais en prévention.
Ils pêchent depuis qu’ils sont petits. Aujourd’hui, ils passent même probablement plus de temps au bord de l’eau que moi. Et ça, je dois dire que ça me rend très fier.
Les voir avoir leurs propres envies, leurs propres techniques, leurs propres histoires de pêche, c’est peut-être une des plus belles prises de toute cette histoire. Même si, évidemment, je me réserve le droit de leur expliquer encore de temps en temps comment il faudrait faire.
Dix années heureuses à La Réunion : changement d’échelle
J’ai vécu une dizaine d’années à l’île de La Réunion. Là, forcément, la notion de « beau poisson » a pris une autre dimension.
J’y ai découvert la pêche au gros et croisé quelques bestioles qui ont laissé des souvenirs assez solides : marlins, carangues, barracudas, thons dents de chien… avec, entre autres, un marlin de 242 kg et un thon dents de chien de 72 kg.
Ça apprend deux ou trois choses : qu’un poisson peut décider que le bateau lui appartient, que le matériel doit être irréprochable, et que le pêcheur est parfois très loin d’être le patron de la situation.
Retour au Pays Basque : la mouche prend le dessus
En revenant au Pays Basque autour des années 2000, il fallait bien remplacer un peu les marlins. Le cahier des charges n’était pas simple.
Mon pote Nico m’avait déjà initié à la pêche à la mouche. Mais c’est vraiment à mon retour que je m’y suis mis corps et âme. Les rivières du Pays Basque, les Nives, la Nivelle, les truites, les éclosions, le montage des mouches, la lecture de l’eau… le virus a pris.
Je ne vais pas dire que la mouche a complètement supplanté toutes les autres pêches. Enfin si. Presque.
Je continue à aimer les pêches au leurre, surtout celles de surface : le bar — ou la louvine comme on dit chez nous — qui explose sur un leurre entre Biarritz et la côte basque espagnole, ça reste une excellente façon de vérifier que le cœur fonctionne encore. Mais s’il faut n’en garder qu’une, la pêche à la mouche a gagné.
Un blog commencé en 2002… et toujours pas guéri
Les premières archives de la-peche-a-la-mouche.com remontent à 2002 (à l’époque sur Dotclear, ancêtre de WordPress). À l’époque, l’idée était surtout de partager des sorties, des montages, des découvertes, des vidéos, du matériel, des voyages et quelques opinions parfois légèrement définitives.
Avec les années, le blog est devenu une drôle de mémoire de pêche : des truites du Pays Basque, des voyages au Montana ou en Écosse, de la pêche en mer, des mouches sorties de l’étau, des bredouilles aussi — parce qu’un blog où l’on prend toujours des poissons est probablement écrit par un poisson.
Je préfère raconter ce que j’ai réellement vu, essayé ou vécu. Quand je ne sais pas, je préfère le dire. Et quand une information est réglementaire, scientifique ou susceptible d’évoluer, je préfère qu’elle soit vérifiable.
Pêcheur, mais aussi consultant en marketing digital
Dans la vie professionnelle, je suis consultant en e-commerce et marketing digital. Et je fais souvent le parallèle entre mes deux univers.
À la pêche comme en marketing, on peut acheter énormément de matériel, employer des mots compliqués et faire beaucoup de bruit. Ça ne garantit absolument pas qu’on attrapera quoi que ce soit.
Mon métier consiste finalement à aider les entreprises à attraper des poissons. Simplement, leurs poissons à elles s’appellent des clients. Il faut comprendre où ils sont, ce qui les intéresse, ce qui les fait réagir… et éviter de leur jeter dix fois le même leurre sur la tête.