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Aux truites Ecossaises le flegme

Nico et moi nous fimes fréquemment la réflexion : les truites écossaises sont belles, dures à  pêcher (pas toujours), vaillantes, sautent beaucoup, mais ne sont pas vicieuses comme les nôtres, en Pays Basque. Dans le pire des cas, les brownies passent sous des herbes aquatiques durant le combat, mais jamais ne regagnent leurs caches “en dur” : entrelas de racines, souche immergée, blocs rocheux. Ce n’est pas le cas des truites de la Nive, qui me paraissent plus … vicieuses. Je l’ai encore constaté hier soir entre Bidarray et Louhossoa …

Aux truites basques le gnac … et le vice !

Une partie de pêche démarrée vers 18h, avec des conditions presque parfaites : 1,06 m d’eau à  OSSES, eau un peu teintée (presque comme de l’eau de neige), temps humide avec de la pluie par intermittence, pas forte, mais pas de la bruine. Un peu de vent au début se calmant avec le début de soirée. Et pas mal d’insectes : éphémères, puis sedges.

Rapidement, je distingue quelques poissons actifs sur les bordures, d’abord dans les zones les plus sombres, puis plus éloignés des bordures au fur et à  mesure que la luminosité décroît. Je merderai les 3 premiers poissons au ferrage. Cette pêche ne se pratique que “upstream (vers l’amont), sans possibilité d’attaquer le poisson de travers. La qualité du ferrage s’en ressent. Déjà  que je ne suis pas le meilleur ferreur qui soit …

Une belle s’active devant moi, au début d’une accélération. Quelques coups d’approche, posé, dérive convenable … gobage, mais ferrage peu convenable car la belle,  superficiellement piquée au vif, mais vitement décrochée, jaillit vers son poste que je suppose de repos. Mauvais hameçon ? Mauvais ferrage ? Les deux ? Hasard ? Elle avait l’air bien grosse … Un jour … je l’aurai !

Plus loin, un autre beau gobage à  2 m de moi. Je suis alors sous des frondaisons, bien discret depuis 20 min, à  guetter un “hot spot”. C’est un beau gobage à  la mode d’ici en ce moment : pas de “head and tail” (sortie “comme à  la parade du 14 juillet” du museau et de la nageoire de la truite matérialisant un beau poisson actif), mais un discret mais conséquent (large) remous ressemblant à  un refus sur une mouche, mais traduisant un gobage bien effectif d’une mouche. Je pense que c’est un type de gobage traduisant la prise d’une émergente de sedge dans la pellicule.

Je continue avec mon olive CDC sur hameçon de 16

Posé, passage, gobage, ferrage … bon ferrage en fin car elle y est et se démène comme une folle. Rush plein courant en cherchant la profondeur et les blocs de rochers. Mon flurocarbone est le bienvenu car je redécouvre les frottements avec la roche, si désagréables et souvent si expéditifs…. Pas cette fois-ci, la pointe tient bon …  sauts, redépart vers la bordure.

La truite se fatique enfin (je suis branlé en 15/100e fluorocarbone quand même), je décroche mon épuisette dorsale … et la truite, en pleine communion avec moi … en fait de même, et décroche son piercing bucal. Estimée à  un bon 35/36, beaucoup de gnac. Elle me laisse un contentieux de plus avec les tiemco 100 BL.

Un contentieux de plus avec le tiemco 100 BL !

Coupe droite bien propre sur lui, barbless, mais poids normal. Comparons-le avec le 103 BL. L’éfemminé de la bande ! Taille fine, très fine, barbless, pointe légèrement rentrante (vous voyez ce que je veux dire ?), et poids plume. mon copain Nico le scot ne pêche qu’avec lui. Et pas des sardines ! Non, des 52, 53, …57, 59, 60 … et sans jamais ni casser l’hameçon, ni subir de décroches. Le poids léger et la pointe rentrante ne seraient-ils pas ce qui fait la différence en terme de tenue dans les chairs de la bouche ou des lèvres d’une truite gigotante ? Si vous avez des commentaires, je suis preneur !

Donc je résume :toujours aucun poisson relché malgré les 5 ou 6 adversaires à  ma “disposition”.

Quelques mètres plus loin, un nouveau poisson se fait remarquer. Il mérite que je lui propose mon émergente de sedge. Faux lancers, voilà  qui est fait, la mouche dérive dans sa veine d’eau …”SPLACH” gobage de l’artificielle, beau combat, elle glisse enfin dans mon épuisette et mérite de se faire tirer le portrait et de se faire mesurer : encore une 39 (38,5 en fait), la troisième en 3 jours.

 

Elle sera suivie d’une autre plus petite (32/33).

Pas une pêche énorme, mais 4 poissons tenus, une dizaine de gobages proposés par la Nive, je signe pour au moins ça à  chaque fois.

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