SI VOUS VOULEZ MANGER DU POISSON, ALLEZ ACHETER DE LA TRUITE D’ELEVAGE CHEZ VOTRE POISSONNIER !!

enfin un peu de vie !!!

Réponse à  Messieurs les toqués (cf commentaires ):

Ce billet s’adresse aussi aux quelques moucheurs qui tuent leur poisson, malgré l’opportunité qu’ils ont de ne point le blesser et de pouvoir le relâcher intègre.

Je pêche depuis 40 ans, et ai bien entendu pratiqué le toc et autres nombreuses pêche à  l’appât, sur de nombreuses races de poissons.
J’ai tué beaucoup de truites, ramenées à  la maison pour une friture, avec un double plaisir culinaire et de prédateur -que je suis toujours-.
J’ai aussi tué de nombreuses truites et truitelles qui avaient avalé mon appât peu ou prou, en tout cas suffisamment pour que je doive couper le fil et les laisser partir avec de la ferraille dans la gorge…

Avez-vous des certitudes sur le taux de survie avec un hameçon dans la branchie ?

Ou vous masquez-vous derrière de soit disant stats à  votre avantage ? Moi aussi j’ai eu raconté pour me couvrir que l’hameçon disparaît rapidement … Que le poisson n’est pas gêné. Quelle proportion ? 90% ou 10% ?
Personnellement j’ai de gros doutes. Les meilleurs toqués piquent les truites par la lèvre ? Je sais, je les félicite pour leur habileté.
Mais souhaitez-vous que l’on parle proportion ? Combien de piqueurs de gorge, de branchies ou d’estomac pour un piqueur de lèvres ?
Là  est le problème, et ne fuyez pas la réalité, vous êtes peu nombreux à  ne pas faire de dommages collatéraux.
Jusqu’à  il y a 6 ans, l’ouverture au toc était toujours une fête avec mes deux fils, souvent couronnée d’assiettes de truites. Quand j’avais 8 ou 9 ans, j’arpentais les berges de ruisseaux de Lozère et rentrais le soir avec mon panier de truites et mes cèpes et girolles.
Mais les trop nombreuses truites blessées durant une demi-vie de pêche à  l’appt ont fini de me vacciner contre cette technique si plaisante, mais si efficace et dangereuse pour les truites.

Je relche toutes mes truites depuis au moins 5 ans. Grosses ou non.


Cela  ne vous a pas échappé qu’il y a de moins en moins de poissons : milieu altéré, pression de pêche, climat, les populations de truites régressent.
Doit-on, nous aussi en rajouter une couche ? Que penser des tribus de toqués qui descendent passer une semaine au Pays Basque à  l’ouverture et remplir le congélo de l’hôtel de truitelles destinées à  finir dans le congélo familial de retour chez eux ? Vous me parlez d’unité ? Avec ces … pêcheurs ?
Nous n’avons pas la même appréciation des urgences : à  vous tout pour votre plaisir, vos coutumes de pêche à  l’asticot “par ce que ça a toujours été comme ça”, et la friture pour certains! Quant à  moi,
laissez moi avoir la faiblesse de penser que même si ce n’est qu’une goutte d’eau dans la Nive, relâcher mon poisson intact est le geste le plus rationnel, et même égoïste que vous puissiez faire à  ce moment-là . Que souhaitez-vous pour vos fils ou petits-fils : des rivières vides ?
Partout sur terre le même discours : avant c’était mieux, on faisait (tuait) plein de poissons.
Maintenant, il n’y en a plus. Et pourquoi donc ?
Doit-on finir d’exterminer le thon rouge en Méditerranée sous prétexte de pratiques ancestrales ou d’intérêts financiers ?

Fini la ceuillette dans la nature.

Il n’y a qu’en France, comme par hasard pays où le poisson disparaît années après années, que les mailles sont les plus RIDICULEMENT FAIBLES, que vous pouvez tuer 10 truites par jour (ou par partie, 2 parties par jour c’est aussi possible) ! HALLUCINANT !! Même les efforts d’associations d’acharnés n’inversent pas la tendance généralisée.
Regardez ailleurs ! Etats-Unis, Grande Bretagne, Espagne …
Des parcours no kill, d’autres avec des mailles très hautes, hameçons ébarbés, pas d’appâts, pas de triples. Pourquoi est-ce que des hordes de toulousains/palois … franchissent la frontière les week ends et vont se régaler en Aragon, en Navarre avec des rivières fabuleuses. Fabuleuses car gérées ! Avec des gardes, et donc des viandards qui ne s’y risquent pas, pas de pêche au toc (ou rarement), un chevelu éxploité pour ce qu’il doit être : une nurserie et non un bassin pour pécher des truitelles destinées à  être enroulées dans de la ventrêche.
Allez voir le blog de mon copain Nico nicolascarles.com , palois qui vit en Ecosse. Allez voir ce qu’il touche là  bas !
SOMMES-NOUS ENCORE CONDAMNES EN FRANCE, A ETRE LES PLUS CONS, LES PLUS ATTARDES, TOURNES UNE FOIS DE PLUS SUR NOS AVANTAGES ACQUIS !! EN FAISANT FI DE LA RÉALITÉ
SOMMES NOUS UNE FOIS DE PLUS LES DERNIERS A COMPRENDRE QUE NOUS DEVONS PRENDRE EN COMPTE NOTRE ENVIRONNEMENT, ECONOMIQUE OU ÉCOLOGIQUE ET A NOUS Y ADAPTER ?
OUBLIEZ VOTRE STATUT, VOS AVANTAGES, VOYEZ AUTOUR DE VOUS. NE SOYEZ PAS AVEUGLES !
SI VOUS VOULEZ DU POISSON, ALLEZ ACHETER DE LA TRUITE ÉLEVAGE CHEZ VOTRE POISSONNIER, ARRÊTEZ DE FAIRE VOS COURSES DANS LA NATURE !

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8 réponses

  1. Nico dit :

    Putain, j’avais reagi moi aussi au billet precedent sans avoir lu ce billet. La ca envoie, ca vient du coeur et tu sais combien j’adhere a ce discour. Mais que c’est difficile de changer les mentalites. Mince consolation, les enfants sont tres receptifs (les miens, 4, 6 et 10 ans, n’envisent meme pas de tuer une truite- c’est comme une seconde nature maintenant), mais encore faut-il que leurs educateurs le soit aussi.
    Merci d’avoir utilser ces magnifiques brown trouts d’Ecosse pour illustrer ce billet.
    A bientot Fred, en Ecosse.

  2. Fred dit :

    discours avec un “s”, ça colle mieux !

    surtout si tu veux qu’on y adhère !!

    TIGHT LINES !!

  3. Nico dit :

    Garde ton energie a defendre ta cause de “sustainable fishing” plutot qu’a corriger mes fautes d’orthographe.

    Tight Lines

  4. Looping dit :

    Je viens de réagir sur un autre sujet, je vais essayer d’éviter la redondance.
    tout d’abord je vais rebondir sur la réponse de Nico en donnant mon expérience qui peut faire réfléchir…
    tu dis (Nico) que tes gamins sont très réceptifs au no-kill, c’est sincèrement très bien, ça doit FAIRE partie de l’apprentissage de la pêche, mais la pêche dans son esprit ne doit pas se résumer uniquement à  du no-kill sinon c’est admettre que nous blessons les poissons par pur plaisir sans aucune nécessité. Je pense que faire gouter une vraie truite à  un gamin au moins une fois dans sa vie (c’est aussi lui apprendre à  respecter le poisson, le tuer “proprement”, le conserver soigneusement) est important, qu’il se rende compte que tout ce que lui propose le marché n’est pas forcément bon !
    Revenons-en à  mon expérience : il y a quelques temps, j’amène pour la première fois mon neveu à  la pêche (au coup, à  son âge, je ne pouvais pas le faire marcher 2 heures pour aller chercher une truite et il était également trop petit pour le faire pêcher en gave). Plaçons le contexte : mon frère n’est pas pêcheur donc ne l’a pas endoctriné et je n’avais pas encore pris le temps de lui expliquer ma vision des choses non plus. Son esprit était donc vierge et naîf concernant la pêche : une vision d’enfant pure.
    Premier poisson (un gardon) halléluïah ! raa il était fier comme un pape, je lui montre comment le décrocher proprement et lui dis “Bon on le remet à  l’eau !?!”
    Réponse du naïf : pourquoi ?
    ça veut dire quoi cette réponse ? pourquoi faire souffrir un poisson si c’est même pas pour le manger ?
    Alors bien évidemment je lui ai expliqué, ton père ne te le préparera pas, on ne pas le tuer pour rien, et puis quelqu’un d’autre pourra le pêcher du coup….
    Tout ça pour dire que le no-kill dans son esprit a une part de noblesse dans le geste de graciation, mais également une part purement sadique dans le fait de blesser par simple amusement.
    Voilà  pourquoi je prône le prélèvement raisonné, qui passe la plupart du temps par du no-kill, mais pas le no-kill intégral.
    De plus, je ne suis pas contre la création de parcours no-kill, mais ce n’est pas une solution réparatrice, c’est une solution de dépannage.
    nous manquons de truites? oui à  certains endroits où la rivière est malade, le prélèvement en est la cause à  l’origine? non, le prélèvement aujourd’hui est une cause supplémentaire? surement oui toujours là  où la rivière est malade. Alors misons sur la rivière et non sur le prélèvement pour retrouver un bon état de nos cours abîmés, et créons des parcours no-kill TOUTES TECHNIQUES (ils existent et au moins pas de jaloux) là  où c’est nécessaire en attendant d’atteindre cet objectif.

  5. voyou dit :

    je suis à  la recherche d’une personne pour partir pêcher à  la mouche à  l’étranger . Je pratique la P à  la M depuis quelques années

  6. Ricorez dit :

    Salut,

    Rien qu’a lire le début de ce post on ressent déjà  l’élitisme du moucheur ex toqué sans aucune technique….
    Vous vous prenez pour qui avec vos “réponse pour les toqués”….
    haaaa parce que les moucheurs sont tous des pêcheurs en no kill et les toqués tous des barbares tueurs ?

    Ben alors vous êtes peut être un super moucheur respectueux des truites et tout mais aussi un élitiste vaseux qui ignore tout des autres techniques à  un tel point qu’il refuse d’imaginer que les personnes différentes de lui ne sont pas toutes débiles… en gros c’est du racisme et je méprise les personnes comme vous !!!

    Je suis toqué et fier de l’être… la dernière saison j’ai pêché environ 2 fois par semaine pour zéro engamage sur la saison et une seule truite prélevée !!!
    Et puis les toqués peuvent aussi pêcher en nymphe coulé… donc pas de risque d’engamage !

    Alors mon très cher, si vos truites elles engamaient c’est que vous péchiez tellement mal au toc que vous ne sentiez même pas les touches !!!

    Faudrait donc vous remettre un peu en question avant de remettre en question toute une pratique englobant plein de personnes respectueuses de la nature et certainement pas plus débiles que vous !!

    Votre article est franchement nul !!!!

  7. Marcd dit :

    Comme d’autres ici, j’ai d’abord réagi à  un autre article… qui était plus direct et moins pernicieux.

    Je ne suis pas persuadé qu’au final la PALM soit si respectueuse du poisson…

    Les pointes en 10 ou en 8 imposent des combats qui tirent en longueur, les mouches sont fréquemments perdues sur casse au ferrage… et prenez-vous souvent une truite avec une mouche dans la gueule? Elle ne l’a pas perdue car les ardillons écrasés sont aussi rares chez les pêcheurs à  la mouche qu’ailleurs… ces truites sont simplement “crevées”!
    Combien de temps faut t’il laisser une truite ou un ombre hors de l’eau pour qu’ils soient suffisamment mal en point pour accepter de
    poser, sans fuire, à  côté du moulinet et du fouet?
    Et pour finir, sachez monsieur (sans majuscule) que J’ai aussi assisté à  des scéances de harponnage de barbeaux à  la roulette… tout ça pour essayer de vous faire comprendre que chaque technique a ses sportifs 🙂
    Halieutiquement.

  8. Fred dit :

    tu sais, Marc, je pense globalement comme toi comme tu le verras sur cet article http://www.la-peche-a-la-mouche.com
    à  qqs exceptions :

    • trop peu de pêcheurs au toc pratiquent le no kill.
    • je n’ai jamais vu de moucheur avec un sac ou une glaciaire remplis de truites,
    • je ne vois jamais de moucheurs avec un panier
    • les toqueurs-Sempé comme toi sont rares

    ce sont des constats irréfutables -en tout cas dans ma région- que seule la mauvaise foi peut mettre en doute

    tu noteras pour finir que j’ai mis une majuscule à  ton prénom, j’ai pour habitude de rester cordial avec ceux qui ne pensent pas comme moi.

    Fred

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