Pêche à  la mouche du 26 avril : en mode sioux dans le bronx

La Nive est juste pêchable aujourd’hui après une belle crue. Les eaux sont un peu mâchées et encore un peu hautes. Les premières centaines de mètres sur ma bordure préférée en aval de Bidarray ne m’ont rien montré. Pas de truite active. J’arrive sur la retourne du bronx. Les années passées, j’ai ai fait de beaux poissons, même si depuis deux ans, c’était plutôt le calme sur ce spot. Comme un sioux, je me fonds dans la végétation et j’avance cm par cm pour élargir mon champ de vision sur la zone. Elle est là , …

… sous la surface, dans la veine d’eau principale de cette retourne, sous des branches. Je sens que ça va être long, et décide de m’asseoir sur un tronc, quelques arbres me séparant d’elle, pourtant si proche, à  2 m environ. Le moindre mouvement et elle fuira. Elle continue à   gober, des olives dérivent, et naturellement, je laisse mon imitation en cdc. Je tente une arbalète. La mouche tombe bien. Grace aux indispensables polarisantes (JMC en l’occurrence), je la vois nettement … ignorer ma mouche qui lui passe au dessus du museau. Ceux qui pratiquent l’arbalète dans ces conditions voient tout à  fait la galère qui suit. Sans bouger, mouliner pour remonter la mouche dans l’anneau de tête. Reculer alors doucement la canne dans les fourrés derrière moi, sans bouger, en fixant la truite au maximum. La reculer suffisamment pour pouvoir saisir la mouche sur l’anneau. Tenir l’imitation fermement, et repousser la canne vers l’avant, le mouliner donnant du fil, jusqu’à  ce que assez de bannière soit sortie de la canne. Garder le scion tendu pour amorcer l’arbalète suivante.

Elle est toujours là , à  gober à  qui mieux mieux. Elle ne m’a pas vu …

Je repasse la canne sous les branches qui la surplombe t projette mon olive. Elle retombe bien, et deuxième vent : la panthère l’ignore, mais continue à  gober des trucs à  la surface.

C’est sur, ce n’est pas la bonne imitation aujourd’hui. Une oreille de lièvre fera peut-être la différence. Sans me faire voir, je passe de mes polarisantes à  mes lunettes-loupes. J’attrape ma boite à  mouches, coupe l’olive, noue l’oreille de lièvre, range l’olive, ferme la boite, la remet à  sa place, change de lunettes. Sans se faire voir.

Elle est toujours là , à  gober à  qui mieux mieux. Elle ne m’a pas vu … toujours pas vu.

Elle a un peu reculé sous les branchages, mais des ronds concentriques trahissent un nouveau gobage. Elle se replace bien visible. Je projette mon oreille de lièvre. Qui tombe bien. La belle la voit, incline son corps et monte aspirer cette sobre mèche de poils. Bien concentré, je la ferre, me jette hors des fourrés pour brider cette magnifique truite et la tenir sur ces 2 mètres carrés. Si je lui donne du fil, elle passera sous le gros arbre immergé qui barre la retourne, et ça cassera.

Elle explose à  la surface. Ma pointe en 5X est sécurisante. J’arriverai à  la tenir ferme sans casser. 3 ou 4 sauts plus tard, elle se calme, et vient se rendre dans la raquette. Un filet Brodin, ça ne se refuse pas me dire-vous.

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Elle le pense aussi et se laissera tirer le portrait. Bisou et relâche. Une belle fario de 40 cm, maîtresse de sa zone.

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Je ne l’ai pas revue depuis, ni elle, ni une autre dans ce spot. Elles se sont passées le mot ? Spot dangereux fréquenté par des exuvies qui piquent ?

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