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Découverte de la pêche à  la mouche avec une gammare

enfin une météo de juillet au Pays Basque : il pleut !

pêche sur Louhossoa entre 15h30 et 19h. Temps couverts avec nombreuses averses et vent d’ouest fort. Heureusement, mon secteur est bien abrité du vent. Le niveau d’eau passera de 0,68 à  0,79m d’eau à  Osses (source Vigicrue) dans l’après-midi.

Une partie pour finir de me convaincre que les imitations de gammares sont terribles pour leurrer les truites en maraudes sur les bordures et dans les recoins ombragés de la Nive. Dans une partie précédente, durant laquelle je fis mon record de truite en France (51 cm), j’avais pressenti que les panthères de la Nive chassent des bestioles, surement des gammares, et n’ont en ce moment que peu la tête tournée vers la surface.

La partie d’aujourd’hui, même si elle se soldera par une bredouille,  me confirmera l’excellence des gammares …

la belle truite se jette sur mon gammare …

arrivé sur un des premiers spots, j’attends pour repérer les gobages. MAis aucun insecte, ou presque à  la surface pour réveiller les truites. Aucun gobage. J’attends 20 min, mais rien. Aller voir plus loin … Je me lève doucement, penche la tête vers un recoin de roche, et  là , je distnigue le bout de la tête d’une magnifique truite. Elle ne m’a pas vu. Une oreille de lièvre orne ma pointe. Au même moment, la truite se met en mouvement et avance un peu dans la fameuse retourne dite “du bronx”. Je bande ma canne et projette mon oreille de lièvre sur son chemin. Cette même oreille de lièvre qui m’a valu mon record il y a deux jours. Cette truite record, bien que concentrée sur ce qui s’avère être des gammares, avait succombé au troisième passage à  cette oreille de lièvre. Aujourd’hui, sa copine la dédaignera allègrement. Rien à  foutre de ce qui se passe en surface.

Du coup, samedi après-midi et dimanche matin, pour la première fois, je m’étais mis à  monter des gammares. Pas très jolies, mais que j’avais jugées surement assez ressemblantes pour faire illusion. Il est temps de les tester. Je me recule et monte un gammare couleur ginger, ou approchant. LA truite ne m’a pas vu. Un nouveau lancer arbalète et le gammare tombe discrètement à  1 m de la truite. 

Elle se jette dessus et gobe cette petite crevette, je suis sur le cul. J’ai rarement vu une truite se jeter aussi violemment sur une mouche. Ferrage, elle est au bout. Un beau poisson, 42/43cm je pense. Malheureusement, je suis dans le bronx, avec ces nombreux arbres morts immergés. Arbres dans lesquels la panthère ira mailler ma pointe (en fluorocarbone 6X Mirage de chez ORVIS), et au final la cassera. Pas déçu le Fred :  je viens d’avoir confirmation que le gammare, c’est du tonnerre. Je viens d’ajouter une corde à  mon arc. Je suis même plutôt content. Une révélation même ! Je suis même très surpris que la truite se soit jetée sur cette crevette tombant du ciel. 

Un peu plus loin, même scénario, une belle truite en maraude, Fred planqué contre un arbre, jet d’un gammare (celui qui me reste, couleur vert d’eau), la belle se jette dessus, mais je la décroche quelques secondes après le ferrage. Fred toujours content !

Je poursuivrai la partie toujours sans voir de gobages à  la surface, avec une eau qui se troublera, m’empêchant de repérer les truites en balade sur les bordures. Mais ce n’est pas grave, je rentrerai plus tôt sur Bayonne, avec une ferme envie de monter des gammares et de perfectionner mon montage initial.

Un billet suivant détaillera mon montage de gammare. Pas le plus beau du monde, mais efficace, et irrésistible, apparemment.

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fred:
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