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Ma mouche pour l’ouverture : mon Artzamendi collection 2012

La mouche à  tout faire, la multi-carte de l’ouverture : l’Artzamendi !

Mon Artzamendi est de retour. Ma mouche-fétiche, inventée il y a plusieurs années, à  partir de matériaux principalement trouvés sur les pentes de l’Artzamendi. Ce presque premier sommet des Pyrénées, miraculeusement, est le seul que je puisse voir depuis ma table de montage. Cette Artzamendi pour la petite histoire -et la gloriole-  fut distinguée lors d’un concours en 2004, 2 ou 3 ans après sa naissance. Depuis à  ma grande surprise, elle fut reprise par d’autres monteurs qui en firent des déclinaisons.

Et bien moi aussi, alors. J’ai décidé d’en faire une version 2012. Oh, pas une révolution, mais deux améliorations qui me plaisent bien … La première évolution porte sur …

  • … l’ajout d’un séparateur d’ailes que je fais avec une bandelette de mousse au lieu d’utiliser le reste des fibres de vautour du corps, ou une plume de cul de canard

  • la seconde modification est un complément en fait : j’ajoute dans les ailes quelques fibres de flanc de sarcelle. Je trouve que ça lui donne plus de relief, plus de vie. En tout cas, le principal, c’est qu’elle me plaise. Une mouche doit surtout plaire au pêcheur pour qu’il est confiance.

 

Mon Artzamendi 2012 vu de dessus
vue de dessous

Consignes de montage de l’Artzamendi la polyvalente …

  • amener la soie de montage de l’anneau, jusqu’à  avant la courbure
  • fixer les cerques en poil de sanglier
  • fixer le fil de cerclage
  • fixer 2 ou 3 fibres de plume de vautour par leur pointe
  • remonter la soie jusqu’aux 2/3 de la hampe, la mettre en attente
  • former le corps par enroulement des fibres de vautour sur les 2/3 de la hampe
  • cercler à  l’inverse du sens d’enroulement du vautour avec le tinsel ou le cerclage doré
  • solidariser avec la soie
  • bien fixer la bandelette de mousse un peu taillée en biseau au niveau de sa fixation, pointe coté anneau
  • poisser la soie sur 4/5 cm
  • y faire adhérer sans trop rouler un peu du dubbing pour le thorax,
  • tourner le thorax autour de la hampe, de la fin du corps jusqu’aux 3/4 de la hampe
  • superposer les 3 ou 4 plumes de cul de canard, tenir les 3 ou 4 épaisseurs de fibres d’un coté et les détacher de la plume
  • fixer cette grosse pincée de fibres de cul de canard mélangé  en arrière de l’anneau,  en laissant de la place pour la sarcelle, et pour rabattre le thorax de la mouche
  • fixer des fibres de sarcelle sur le cul de canard, elles doivent être plus courtes que le cul de canard (pour éviter d’avoir à  les tailler, ce qui casse un peu de leur charme)
  • éventuellement, faire un ou deux tours avec un peu de dubbing supplémentaire, s’il y a de la place
  • séparer cette touffe de cul de canard et sarcelle en deux, éventuellement, humecter d’un peu de salive, ça évite les fibres rebelles
  • rabattre la bande de mousse vers l’avant entre les ailes pour les séparer
  • teinter le dessus de la bande de mousse au marqueur
  • la fixer avec la soie
  • réaliser le noeud final
  • couper la bandelette de mousse après la ligature en laissant éventuellement quelques millimètres pour faire la tête de la mouche
  • passer un coup de vernis sur la tête
  • dégager quelques poils de thorax avec une aiguille.
Finie !!

Bref … l’Artzamendi en ordre de combat avec des copines

Bref je prépare un rendez-vous avec la Nive … la Grande Nive !!!!

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fred:
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