J'y suis passé deux fois dans la partie, rien à chaque fois, et à chaque fois, la surprise, ou plutôt l'étonnement de ne pas y voir de poisson actif. Un peu galère pour y retourner : passage en eau profonde, contournement de ronciers ... Bref, j'y suis. 

Une belle fario nommée "Ines Trémis"

Et un poisson est aussi à table. Deux poissons peut-être. De discrets gobages troublent la surface en fin de courant. On y voit très peu, mais assez pour esayer de tenter la belle, ou supposée telle. Je pousserai même le vice à changer de mouche. Les passeurs de fil acquis l'an dernier me simplifie vraiment la vie. J'opte donc pour un sedge bénard, la parfaite alliance cul-à-cul d'une bécasse et d'un canard :-)

Lancer à une douzaine de mètres, éviter les branches surplombantes. Ok. Voir la mouche ... pas ok ! Il va falloir ferrer au jugé. J'écarquille mes yeux au maximum et essaye de suivre le secteur où dérive ma mouche. Je crois la distinguer. Gobage à coté. Ferrage-on-ne-sait-jamais ! Elle est au bout. J'ai le sentiment d'avoir un monstre au bout. Elle est très lourde, fait des accélérations incroyable ... Elle visite les branches de tout mon coin. Incroyable, la pointe ORVIS tient toujours. Ce doit être un poisson de 60 ...

Elle finit par se rendre. Elle ne fait pas 60 cm, mais seulement 37, mais piquée à la base d'une nageoire pectorale, je ne vous raconte pas l'effet-rapala ! Elle sera rapidement décrochée et rejoindra ses copines après une tentative de photo de ma part.  

L'honneur du pêcheur est sauf !