Je récupère ma mouche en tricotant doucement, imperceptiblement devrai-je dire. Afin de ne pas se faire remarquer par la belle truite. 

La mouche passe 50 cm derrière la truite qui ne la vois pas. Qui ne la vois pas ... encore ! En effet, je ramène la mouche un peu plus, et là, la truite la voit. Je stoppe toute récupération, et même toute respiration. La truite s'oriente vers la mouche, monte vers elle. 

Elle gobe doucement... et là, je ferre comme un sauvage, une fraction de secondes trop tôt, et piquote juste la truite qui ne s'accrochera pas.

Je ne verrai pas d'autre poisson. 

Trop peu d'eau, eaux trop claires, air trop sec, vent trop froid, trop du Nord. C'est la nature qui décide ... mais un peu trop souvent en ce moment.

Une des rares olives croisées ce dimanche